Décryptage PARCOURSUP en amont des premiers résultats 22 Mai 2018 (en fin de journée)



           Le 22 mai 2018 : l'heure de vérité pour Parcoursup... et les lycéens

« Oui », « non », « oui si » et « en attente » : quatre réponses possibles

Pour accéder aux filières dites « non sélectives », c’est-à-dire pour celles dans lesquelles il y a potentiellement plus de places que de candidats, les postulants se verront répondre « oui », « oui si » (il leur sera alors demandé de passer par une phase de mise à niveau – stage ou cours supplémentaires personnalisés – avant de pouvoir valider leur inscription) ou « en attente ». Pour les filières dites « sélectives », ce sera « oui », « non » ou « en attente ».

Sept jours pour faire un choix

Les candidats qui auront un ou plusieurs « oui » parmi leur liste de vœux disposeront de sept jours pour accepter ou rejeter la ou les propositions faites, mais ils ne pourront en conserver qu’une, et une seule.
Les formations auxquelles ils auront renoncées seront automatiquement proposées à d’autres candidats. Ils devront également indiquer lesquels de leurs éventuels autres vœux « en attente » ils souhaitent conserver, se ménageant ainsi la possibilité de changer d’avis plus tard. À défaut, ils seront supprimés.

Attente et propositions « au fil de l’été »

Le rang sur la liste d’attente de chacun des candidats « en attente » sera visible sur la plateforme Parcoursup, et ce dès le 22 mai. De nouvelles propositions seront faites régulièrement aux candidats, au fur et à mesure que des places seront libérées du fait des choix effectués par d’autres. À chaque nouvelle proposition, le candidat devra rapidement faire savoir s’il l’accepte et arrête ainsi son choix, ou s’il souhaite continuer à garder des vœux en attente ouverts.
Aucune proposition ne sera faite pendant les épreuves du bac (entre le 18 et le 25 juin inclus) et les délais pour répondre seront progressivement raccourcis à compter du 26 juin. Une phase dite « complémentaire » s’ouvrira à cette date. Les candidats qui n’auront pas trouvé chaussure à leur pied pourront consulter la liste des formations vacantes et émettre de nouveaux vœux. De même, des places devraient mécaniquement se libérer après les résultats du baccalauréat, le 7 juillet (« 12 % des bacheliers ont été recalés l’an dernier », rappelle le ministère).

Changement d’avis possible « jusqu’au dernier moment »

La plateforme Parcoursup restera ouverte jusqu’au 5 septembre inclus. Les candidats, en gardant des vœux « en attente » ouverts, auront donc la possibilité de changer d’avis jusqu’à la rentrée, mais en gardant à l’esprit que tout nouveau choix entraîne l’annulation automatique du précédent, de façon à ce qu’il n’y ait qu’une place, et une seule, mobilisée par chaque candidat, tout au long de la procédure. Les indécis sont prévenus : le retour en arrière n’est pas garanti !
Dans le même esprit, les élèves qui obtiendront des places dans des formations qui n’entrent pas dans le dispositif Parcoursup (IEP, classes préparatoires des grandes écoles…) devront se désinscrire de la plateforme Parcoursup pour pouvoir obtenir une attestation qui leur sera demandée au moment de leur inscription.

Un suivi personnalisé pour les « non »

Les candidats qui n’auront choisi que des filières sélectives prennent le risque de n’avoir que des « non ». Combien seront-ils le 22 mai ? « Ce chiffre est impossible à estimer et il aura peu de valeur, parce que ce n’est que le point de départ d’un processus qui va durer plusieurs semaines, répond le ministère. La question n’est pas de savoir à combien on commence, mais à combien on finit le 5 septembre. »
Des « commissions d’accès à l’enseignement supérieur » sont prévues dans chaque académie pour accompagner celles et ceux qui n’auront rien, et ce dès le 22 mai. Présidées par les recteurs d’académie et des représentants de chaque établissement, elles examineront les dossiers des candidats sans solutions, les contacteront directement au besoin, pour leur faire des propositions adaptées.

Les « non » seront justifiés sur demande

Les grands principes de l’algorithme utilisé par Parcoursup pour déterminer les réponses faites aux candidats seront rendus publics, du moins pour la partie nationale, fait savoir le ministère de l’enseignement supérieur. Les algorithmes locaux, utilisés par les universités, laissées de libres de fixer leurs propres critères de sélection, ne seront pas divulgués. Les candidats refusés auront toutefois « la possibilité de demander les critères utilisés pour se prononcer », et les établissements concernés seront tenus de leur répondre.

Des places garanties pour les boursiers

L’algorithme Parcoursup a été conçu de façon à ce que les candidats boursiers ne puissent pas être lésés. Le pourcentage de réponses positives à des élèves boursiers sera au moins proportionnel au pourcentage de boursiers ayant fait acte de candidature, et ce dans les filières sélectives comme non sélectives. Ainsi, si 15 % des demandeurs dans une formation particulière sont des élèves boursiers du secondaire, au moins 15 % des acceptés (réponses « oui ») devront être des boursiers.
« Cette ouverture sociale sera assez visible », se félicite le Ministère, qui insiste sur le fait que les plateformes Parcoursup et APB ne suivent pas du tout les mêmes logiques. « Parcoursup a été conçu pour amener les jeunes à réussir leurs études, avec l’objectif de leur faire des propositions au plus près de leurs vœux, sans recourir au tirage au sort. L’an dernier, avec APB, 60 000 candidats avaient été tirés au sort. Avec Parcoursup, ce sont les enseignants qui prennent la décision finale. »

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